BONNE FÊTE À TOUTES LES MAMANS

En ce jour du dimanche 27 mai 2018 marquant la célébration des MÈRES dans le monde entier;

Je me permet de marquer un arrêt, en pensant au passé, observant le présent et réfléchissant au futur ;

Cela me permet de me rendre compte du rôle incontournable et inestimable de la FEMME dans notre vie de tous les jours:

– la FEMME nous supporte 9 mois et nous donne la VIE, elle reste à nos petits soins tous les jours de notre vie.

– la FEMME se charge de notre éducation, de nos besoins alimentaires et vestimentaires, de notre réussite dans la vie.

– la FEMME se bat pour nous combler avec tout ce qu’elle possède.

Je ne peux tout citer aujourd’hui de peur de prendre toute la journée de mes lecteurs. Mais je veux seulement que chacun de nous prenne un peu de son temps aujourd’hui pour remercier et souhaiter UNE BONNE ET EXCELLENTE FÊTE À TOUTES LES MÈRES.

D’un cœur en pleure pour la disparition de ma mère très tôt lorsque je n’avais que 25 ans, je vous encourage à souhaiter une bonne fête à votre mère (pour ceux qui ont la chance d’avoir leur mère sur la terre des vivants), et aussi à toutes les FEMMES qui sont des potentielles mères et à celles qui sont déjà mères.

Quelques soient les relations (bonnes ou mauvaises) que vous avez avec votre mère et les autres femmes, ayez l’amour pour elle aujourd’hui, donnez leurs de la joie par des présents ou par de très belles paroles.

BONNE FÊTE À TOUTES LES MAMANS

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LES CONCEPTS IDÉOLOGIQUES DU PANAFRICANISME, ACTE 3

La suite de notre chapitre nous maintient sur les traces et les points saillants de la marche de l’Afrique vers son unité.

Si le panafricanisme a réussi à donner l’image d’un mouvement unitaire durant toutes les grandes rencontres panafricaines au cours du demi-siècle en dépit de l’opposition GARVEY-DU BOIS; la lutte sur le terrain politique en Afrique va présenter de fortes divergences de vue dans le courant panafricaniste.

LA FRACTURE AFRICAINE : LA CRISE CONGOLAISE

Le Congo dès les premières années de son indépendance, est au cœur de la diplomatie africaine et constitue même un foyer ardent de la guerre froide.

Quelle position l’Afrique va t’elle adopter dans la situation anarchique qui prévaut au Congo ?

Soutenir LUMUMBA et ses camarades nationalistes partisans farouches de l’unité nationale ou au contraire se ranger du côté de KASSAVUBU et des mouvements politiques ethniques et tribalistes ?

La question trouve deux réponses opposées qui dessinent une démarcation entre deux Afriques: une Afrique révolutionnaire, dure ou militante qui opte pour le soutien à LUMUMBA et opposée à une Afrique modérée, molle ou une Afrique du << realisme>> qui soutient KASSAVUBU. Cela correspond à deux visions sur le contenu même de l’unité.

– En octobre 1960 sur l’initiative du Président HOUPHOUET-BOIGNY, les pays du Conseil de l’Entente, de l’ex AEF(Afrique Équatoriale Française) en plus du Cameroun, du Sénégal et de la Mauritanie, onze pays francophones en tout, se réunissent à Abidjan et décidèrent de soutenir KASSAVUBU. ils adoptent également une << positive souple >> sur le problème algérien. En décembre 1960, le groupe est rejoint par Madagascar à Brazzaville où ils créent l’Union Africaine et Malgache (UAM) sur la base de principes clés dont la non-ingérence réciproque dans les affaires intérieures des pays, la coopération économique et la diplomatie concertée. Le désormais groupe de Brazzaville (plus tard successivement groupe de Monrovia et de Lagos), bloc francophone, est qualifié par le Mali de Modibo KEITA et la Guinée de Sékou TOURÉ de <<survivance du colonialisme>>. Le groupe de Brazzaville va réagir à cette critique à la conférence de Monrovia en s’élargissent au-delà des zones linguistiques par l’arrivée du Nigéria, le Libéria, la Sierra Léone, la Somalie, la Lybie, le Togo et la Tunisie. Pour ce bloc politique, l’unité ne signifie pas l’intégration politique mais <<l’unité d’aspiration et d’action >> et il insiste sur la non ingérence réciproque dans les affaires intérieures.

– Face au groupe de Brazzaville ou de Monrovia, l’Afrique dure se constitue en groupe de Casablanca. En janvier 1961, à l’invitation du Roi MOHAMED V, le Ghana, la Guinée et le Mali, discutent de la charte de Casablanca qui met en relief les problèmes politiques. Pour ce groupe, il s’agit de <<faire triompher les libertés dans toute l’Afrique, réaliser son unité et cela dans le cadre du Non-alignement, de la liquidation du colonialisme et du néo-colonialisme sous toutes ses formes >>. Le groupe de Casablanca apporte son soutien à LUMUMBA même s’il est mis en minorité à L’ONU par le groupe de Brazzaville qui soutient avec les États-Unis KASSAVUBU. Des soldats Ghanéens et Guinéens combattent au coté des nationalistes Congolais mais ces expéditions militaires finissent en queue de poisson. A l’instar du groupe des modérés, l’ Afrique révolutionnaire s’organise et créée en avril 1961 l’Union des États Africains (Mali, Guinée, Ghana) qu’elle veut embryon des États-Unis d’Afrique. Mais en raison des structures nationales idéologiques et socio-économique très forte des leaders; le groupe de Casablanca ne connaît pas les mêmes réussites que son rival dans la pérennité de ses organisations. Pour l’Afrique militante, l’unité africaine n’est pas l’unité à tous les prix et pour n’importe qui. Elle signifie plutôt un regroupement anti-colonialiste sous une direction politique unique pour la libération et le progrès de l’Afrique.

Les leaders du groupe de Casablanca sont très virulents vis à vis de leurs pairs qu’ils traitent de néocolonialistes et de relais de l’impérialisme. Mais les leaders des mouvements d’opposition allaient s’opposer aux premiers notamment sur des débats stratégiques et tactiques. Pendant que les uns, sans responsabilités gouvernementales, optaient pour l’élimination des régimes réactionnaires, les autres, responsables d’Etats, estimaient nécessaires des compromis avec les États réactionnaires pour la liquidation du colonialisme en Afrique.

Cette opposition entre les militants au pouvoir et les oppositions révolutionnaires et une sorte de détente entre le groupe de Casablanca et celui de Monrovia annonçaient des fissures dans les deux blocs. En effet, le premier coup d’Etat militaire post colonial en Afrique, opéré contre le Président SYLVANUS OLYMPIO au Togo en janvier 1963 allait diviser l’Afrique au-delà de la ligne de démarcation entre les deux blocs. Le Ghana reconnaissait curieusement avec le Sénégal et le Dahomey (actuel Bénin) le nouveau régime. Pendant que tout aussi curieusement la Côte d’ivoire et Nigéria partageaient la position de la Guinée en réclamant une enquête sur l’assassinat du Président OLYMPIO. La réalité politique prenait le pas sur les clivages politico-idéologiques.

La nouvelle donne favorisera la recherche d’un consensus politique continental en mai 1963 à Addis-Abeba.

…….. À suivre dans le prochain post, L’ACTE 4 qui traitera le compromis d’Addis-Abeba et les organisations panafricaines de masse.

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LES CONCEPTS IDÉOLOGIQUES DU PANAFRICANISME, ACTE 2

Salut chers tous,

La suite de notre chapitre nous conduit à retracer les origines et les points saillants de la marche séculaire de l’Afrique vers son unité.

Le premier congrès panafricain s’est tenu à Londres en juillet 1900, à l’initiative de Henry Sylvester Williams, avocat de Trinité et conseiller aux indigenises (actuel Ghana).

Le panafricanisme est né au Nouveau Monde, aux XVIIIème Siècles, à la faveur de la lutte de libération des Noirs contre la domination et l’exploitation des Blancs, et ces mouvements se sont d’abord traduits par le séparatisme religieux afro-americain ( qui s’étendra plus tard à l’Afrique). En Afrique même, le panafricanisme en tant que mouvement de libération remonte à l’invasion de l’Éthiopie par les fascistes italiens en 1935 et surtout au cinquième congrès panafricain réuni à Manchester en octobre 1945. À ce congrès, pour la première fois dans l’histoire du mouvement panafricain, les délégués africains étaient les plus nombreux et les débats ont essentiellement porté sur la libération de l’Afrique colonisée. Le congrès de Manchester fut organisé par un secrétariat spécial Présidé par Peter Milliard de la Guyane Britannique ( l’actuel Guyana), et comprenait R.T.Makonnen des Antilles (trésorier), Kwame Nkrumah de la Côte-de-l’or (l’actuel Ghana), Georges Padmore de la Trinité (coscrétaires), Peter Abrahams de l’Afrique du Sud (secrétaire chargé des relations publiques) et Jomo Kenyatta du Kenya (secrétaire adjoint).

Le congrès rassembla plus de deux cents délégués venus pour la plupart des colonies britanniques d’Afriques, parmi les délégués figuraient de futurs chefs d’Etats indépendants. Un vétéran du panafricanisme, W.E.B Du Bois, présida toutes les séances du congrès.

Les délibérations et surtout les résolutions du congrès de Manchester étaient empreintes d’un ton beaucoup plus combatif et beaucoup plus radical que celui des congrès précédents.

La déclaration aux puissances coloniales exigeait notamment :

1- l’émancipation et l’indépendance complète des Africains et des autres groupes raciaux assujettis à la domination des puissances européennes qui prétendaient exercer sur eux un pouvoir souverain ou un droit de tutelle ;

2- l’abrogation immédiate de toutes les lois raciales et autres lois discriminatoires ;

3- la liberté d’expression, d’association et de réunion, la liberté de la presse ;

4- l’abolition du travail forcé et l’égalité de salaire pour un travail égal ;

5- le droit de vote et l’éligibilité pour tout homme ou femme âgé de vingt et un ans et plus;

6- l’accès de tous les citoyens aux soins médicaux, à la protection sociale et à l’éducation.

Les délégués exigeaient aussi que l’Afrique fût soustraite à la << domination politique et économique des impérialismes étrangers >>.

Fait plus important, pour la première fois les africains avertissaient formellement les puissances européennes que si elles persistaient à vouloir gouverner l’Afrique par la force, ils auraient recours eux aussi à la force pour se libérer.

Simultanément, dans une déclaration adressée aux peuples d’Afrique, les délégués soulignaient le fait que la lutte pour l’indépendance politique constituait seulement la première étape et le moyen d’atteindre l’émancipation complète sur le plan économique, culturel et psychologique. Ils exhortaient la population des villes et des campagnes africaines, les intellectuels et les membres des professions libérales à s’unir, à s’organiser et à lutter jusqu’à l’indépendance complète.

Dans l’histoire du panafricanisme en tant que mouvement de libération, la période 1950-1965 est dominée par la figure de Kwame Nkrumah. Par ses déclarations, son action et son exemple, Nkrumah mobilisa en faveur de la cause panafricaine les dirigeants africains des mouvements de libération et des États indépendants. Selon lui, comme il le déclara la nuit de l’accession du Ghana son pays à la souveraineté, l’indépendance du Ghana n’avait de sens que dans la perspective d’une libération complète du continent africain.

Il existait deux organisations panafricaines régionales se donnant principalement pour but de coordonner la lutte pour la libération. Le Pan-African Freedom Movement for Eastern, Central Android Southern Africa, communément appelé le PAFMECSA, regroupa entre 1958 et 1963, l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda, la Somalie, le Tanganyika, Zanzibar et les mouvements nationalistes d’Afrique centrale et australe.

L’autre groupe transterritoriale, le Rassemblement Démocratique Africain (RDA), fut créée dans les anciennes colonies françaises, lors du congrès de Bamako en 1946, par des dirigeants nationalistes voulant aller au-delà de l’autonomie très limitée prévue par la constitution de 1946, autonomie à peine élargie par la loi-cadre de 1956.

…… À suivre dans le prochain post, L’ACTE 3 DES CONCEPTS IDÉOLOGIQUES DU PANAFRICANISME………..

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LES CONCEPTS IDÉOLOGIQUES DU PANAFRICANISME, ACTE 1

Salut chers tous,

Comme promis, nous échangerons régulièrement sur les thématiques du panafricanisme.

Dans ce chapitre intitulé « Les concepts idéologiques du panafricanisme », nous aurons trois actes.

Sans transition aucune, nous abordons maintenant l’acte 1.

Quoique exsangue, après quatre siècles d’esclavage, l’Afrique a opposé au XIXème siècle des mouvements de résistances anti-colonialistes impressionnants. Incarnés par des leaders de carrure exceptionnelle, les luttes de résistances vont très vite se rendre compte de leur caractère émietté et donc inefficace devant la supériorité technique de l’envahisseur européen. Chaka, Samory, Dan Fodio et bien d’autres ont entrepris des projets intégrateurs qui ambitionnaient de ressusciter les vastes ensembles politiques << Supratribaux>> qui jadis existaient sur le continent avant la traite négrière. Ces tentatives d’intégration à vocation anti-colonialistes qui s’opèrent par une << violence intégratrice>>, vont être vaincues par le colonialisme à la fin du XIXème siècle. Le mythe de l’unité va rejaillir dans la diaspora africaine en Amérique. Le panafricanisme, fils de la diaspora, est une idée motrice majeure qui a mobilisé durant plus d’un siècle les élites et les peuples noirs aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du continent africain.

Le concept du panafricanisme peut s’entendre à deux niveaux : selon Imanuel Geiss:

1- Le panafricanisme est un mouvement intellectuel et politique entre africains et Afro-americains qui considèrent ou ont considéré les africains et les peuples d’ascendance africaine comme HOMOGÈNES.

2- Le panafricanisme est aussi un ensemble d’idées qui ont mis l’accent ou qui recherchaient l’unité culturelle et l’indépendance politique de l’Afrique, de même que le désir de moderniser l’Afrique sur la base de l’égalité des droits. La « RÉDEMPTION DE L’AFRIQUE » et « L’AFRIQUE AUX AFRICAINS » étaient les devises du panafricanisme. A l’origine, le panafricanisme était un mouvement politique et idéologique de l’intelligensia Afro-americaine qui a vu le jour dès le XVIIIème siècle, parmi l’élite africaine émergente autour des forteresses coloniales de la Côte Ouest de l’Afrique et la colonie du Cap en Afrique du Sud.

A l’heure où le concept d’Etat-nation semble essouffler, au moment de la constitution de grands ensembles politico-économique, comme entité opératoires dans les relations internationales ; l’Afrique cherche toujours la voie de son salut, il apparaît important d’esquiser une lecture bilan du chemin parcouru par le rêve panafricain.

La suite de notre chapitre, l’acte 2 va retracer les origines et les points saillants de la marche séculaire de l’Afrique vers son unité. L’acte 3 va mesurer l’état actuel du mouvement. Notre chapitre suivant va entrevoir des pistes d’évolution future du panafricanisme.

Merci pour vos commentaires pour améliorer nos échanges à vos préoccupations.

NB: Les sources de ce chapitre vous seront fourni à la fin du chapitre.

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Le Panafricanisme

Bonjour chers tous,

On nous l’a dit et on continue de le dire: l’Afrique est le berceau de l’humanité.

Malheureusement, ce continent qui a vu tous les autres continents naître, continue de souffrir et voir ses fils souffrir malgré ses ressources naturelles, humaines et autres…

Mon blog le @panafricanisme10 se donne pour mission avec vous, de montrer au monde entier les richesses traditionnelles, naturelles, humaines, et les valeurs du peuple africain (même si certaines valeurs se meurts et certaines sont en voie de disparition)

Ce blog est créé pour l’Africo-Optimisme. Nous, africains, devons croire en notre mère l’Afrique. Elle a beaucoup donné au monde, elle continue de donner au monde, et elle donnera toujours au monde. C’est à nous de prendre conscience et de repenser ensemble le développement de notre continent commun. Nous aborderons très souvent aussi des concepts et principes panafricanistes.

J’y crois, j’ose espérer que vous africains, et plusieurs non africains, croyez aussi en l’Afrique.

Ce blog est donc le vôtre. Nous échangerons régulièrement sur des sujets africains, les réalités africaines et donnerons ensemble quelques pistes de solutions pratiques et très pragmatiques.

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Merci, et bon samedi 12 mai 2018 à vous.